Capter le vent.

Silence.

 

 

Je marche à petits pas, me promène entre les dunes.

 

Pour l’instant, le vent est délicat.
Il m’accueille simplement, sans trop faire de vagues.
Je prends mon temps.

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le vent, ici, ne se repose presque jamais.
les gens disent qu’ils se sont habitués ainsi.
qu’on questionne son absence, qu’on célèbre son retour.
qu’il fait danser la mer quand commence le dégel. c’est ainsi qu’il s’annonce.

 

 

 

Un chemin invisible se dessine.
Je veux le suivre.

La route du vent.
Du silence.

 

 

 

Lors de la création d’un tambour, la tradition impose, par respect de l’animal dont a utilisé la peau, de n’y toucher qu’après trois jours. Je contemple l’instrument en silence, pendant que l’animal se redéfinit.

Il y a quelque chose d’infiniment puissant dans ce silence qui précède.
Ce silence qui annonce le premier coup.

Avant que j’y touche, ce son n’a jamais existé.

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Ce son, c’est mon offrande au monde.
Détonation de la parole. Une parole dont je ne suis pas la mère, pas plus que l’enfant.

 

Habitée par le silence, je laisse parler les chemins invisibles.

 

 

 

 

Lindsay Dobbin approche l’art sonore de manière sensible, en écoute active du monde et de l’environnement. En « collaboration avec la nature », elle aborde Le chant des pistes avec un esprit ouvert, disponible à ce qui se présentera à elle. La musique pour elle se vit comme une expérience dont elle est le transmetteur, le canal à travers lequel passe une voix. C’est une manière de créer un espace. C’est dans cette optique qu’elle aborde l’ouverture du Chant des pistes, ouverture qui se fera au matin du 21 juin. Elle souhaite créer quelque chose avec les gens qui seront présents, forger un instant dans le territoire des Îles-de-la-Madeleine.
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