Adriana Kuiper + Ryan Suter

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Adriana et Ryan profitent du beau temps pour construire leur tour de transmission mobile qui rediffusera les histoires récoltées un peu partout sur les Îles. Entendrez-vous la vôtre?

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Marie-Line Leblanc et Sara Dignard sur la route de l’est

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Surveillez leur drapeau et repérez-les lors de leurs déambulations quotidiennes.

Artiste à la découverte des Îles

Un bel article parlant du Chant des pistes, par Isabelle Lévesque de Radio-Canada :

http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2016/06/10/009-chant-des-pistes-artistes-maritimes-iles-de-la-madeleine-admare-caroline-loncol.shtml

Entrevue de Nathaël Molaison à Radio-Canada

Notre gaboteur Nathaël Molaison nous parle du Chant des pistes à l’émission Bon pied, bonne heure! le 9 juin 2016.

http://ici.radio-canada.ca/emissions/Bon_Pied_Bonne_heure/2010-2011/archives.asp?date=2016/06/09&indTime=597&idmedia=7547051

Une visite au coeur de l’espace sauvage.

Que l’animal soit.

Je lance ça en l’air, invite l’animal à naître.


Voilà qu’il naît et me surprend.

 

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C’est à mon tour d’observer la hase, muet. Je m’assois et écoute. Elle me raconte l’histoire de cet homme mort, trouvé sur la plage de la Pointe-aux-Loups il y a environ cent ans. Un homme noir dont personne ne connaissait l’origine, qu’on enterra dans la dune à défaut de savoir s’il était baptisé ou non. Elle me raconte les phénomènes étranges qui se sont produits ensuite, le corps se déterrant constamment, les lueurs mystérieuses que l’on pouvait voir à la faveur de la nuit, sur ce qu’on appelle encore aujourd’hui le « Buttereau du nègre ».

Elle m’invite à la rejoindre dans son terrier, où elle se prépare à l’aventure. Elle fait son baluchon, efface les dernières traces de son passage. Dans quelques jours, elle sera à Pointe-aux-Loups, à la recherche de cet espace sauvage auquel nous n’avons plus accès. Elle me parle de neuf autres artistes avec qui elle a voulu questionner, configurer cet espace. Surtout, elle me parle de l’animal sauvage en chacun d’eux, et en chacun de nous.

En guise d’invitation, elle trace sur un tissu une sorte de carte, à l’endos de la couture. Ce qu’il y a de plus beau dans l’art de coudre, m’explique-t-elle, ce sont les lignes qui se cachent derrière, l’écriture que l’on laisse.

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Son nom est Katia Grenier, et elle voit en la légende du Buttereau du nègre l’occasion d’entrer en contact avec notre propre nature, celle qui nous habite. À travers les stations qu’elle souhaite créer, elle veut laisser le spectateur explorer par lui-même un espace sauvage qui lui appartient.

Pour poursuivre cette quête, elle proposera le 22 juin une « rencontre avec la nuit » au lieu-dit situé entre Havre-aux-Maisons et Pointe-aux-Loups.

Communiqué II


Artistes en marche !

Réunis depuis dimanche dernier sur l’archipel,

 Adriana Kuiper + Ryan Suter, Christopher Boyne, Jane Motin, Katia Grenier, Lindsay Dobbin, Marie-Line Leblanc + Sara Dignard, Maryse Goudreau, Michael Fernandes et Samuel Thulin

se déplacent à travers les Îles, à l’écoute du territoire, à l’affût des rencontres et dessinent les premiers pas de leurs explorations artistiques.

Vous pouvez suivre leurs pérégrinations sur le site internet chantdespistes.org et la page facebook/admare.artactuel.

Rendez-vous de la semaine!

Pour vous mettre vous aussi sur la piste, nous vous proposons cette semaine une série d’activités :

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Archipel – Vernissage|exposition – Anne-Marie Proulx

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À l’occasion du vernissage de l’exposition Archipel, Égide Leblanc se joint à Anne-Marie Proulx pour l’animation d’une activité de narration autour de pierres choisies (contemplées et goûtées) par le technicien en géologie et l’artiste.

Vernissage café|croissants dimanche 12 juin à 10 h 30 à l’aéroport des Îles.

Des roches aux formes, textures et tailles diverses composent ensemble Archipel, sorte de collection minéralogique présentée sous forme photographique. Collectionnées lors d’un séjour de soixante-et-un jours aux Îles-de-la-Madeleine, les roches se retrouvent isolées et magnifiées pour suggérer une lecture individuelle de chacune d’elles. Les pierres donnent ainsi à voir les détails, les marques, les transparences ou les cicatrices qui rendent compte d’histoires et de forces naturelles qui restent toutefois imperceptibles à la surface des choses. Métaphore du territoire et de la collectivité, le projet évoque un univers dans lesquels les individus sont inséparables du collectif, comme l’ensemble est indissociable de ses composantes.

Suivez les lignes de désir de Sara Dignard et Marie-Line Leblanc

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Vous voulez savoir où Sara Dignard et Marie-Line Leblanc marcherons sur les Îles, quels chemins elles tracerons dans le territoire, quelles sont leurs lignes de désir pendant la résidence? Suivez-les sur Strava.com, créez-vous un comptes, recherchez « Sara Dignard » puis ajoutez « Lignes de désir Dignard Leblanc ». Suivez les en direct dans leurs cartographies du minime.

 

https://www.strava.com/athletes/15648041

Artiste recherche os de baleine

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Maryse Goudreau, une artiste de la Gaspésie participant à l’évènement du Chant des pistes est à la recherche d’os de baleine que les gens collectionnent dans leur maison pour faire des prises de vue de leur emplacement et récolter leur histoire pour réaliser un documentaire.

Si vous avez des os de baleines chez vous contactez la le plus rapidement possible : 438 862-3647
Une sympathique rencontre garantie!

Marche.

Qu’y a-t-il au départ? Une tension musculaire. En appui sur le pilier d’une jambe, le corps se tient entre terre et ciel. L’autre jambe? Un pendule dont le mouvement part de l’arrière : le talon se pose sur le sol, le poids du corps bascule vers l’avant du pied, le gros orteil se soulève, et à nouveau le subtil équilibre du mouvement s’inverse, les jambes échangent leur position. Au départ il y a un pas, puis un autre et encore un autre, qui tels des battements sur la peau d’un tambour s’additionnent pour composer un rythme, le rythme de la marche.

Rebecca Solnit, L’art de marcher.


C’est ainsi que l’aventure commence : avec un premier pas.

Il y a ces artistes qui arrivent, les souliers attachés ou détachés, avec ou sans semelles. Ces artistes qui arrivent dans leurs bottes neuves ou leurs souliers usés, et qui viennent principalement faire une chose : marcher. Ils ont marché ailleurs, ont marché les Maritimes, la Manche, les Îles parfois. Mais ils viennent ici nous marcher de long en large. Marcher au sens large.

Et comme le fidèle gaboteur que je suis, je veux marcher aussi. Je veux marcher dans leurs pas, les suivre à la trace. Du sentier évasif de la pensée au chemin concret du territoire qu’ils abordent, je veux enfiler mes souliers. Car la marche n’est pas que déplacement, pas que mouvement dans l’espace. Elle est aussi – c’est Marie-Line Leblanc qui me le rappelle – dérive dans le texte et l’hypertexte, dans le voyage infini des idées qui se multiplient, s’enfantent, se généalogisent.

 

 

 

 

Combien de fois marchons-nous dans une journée?
Et je ne parle pas seulement de déplacements…

Combien d’errances, de balades intérieures, de parcours, de chemins, de sentiers suivons-nous?

Ne disons-nous pas que nous sommes sur la bonne ou la mauvaise voie? Que les événements se mettent en travers de notre chemin? Qu’un tel ne connaît pas la route à suivre? Que tel autre est perdu dans sa vie ou qu’il a fait un faux pas?

 

 

 

 

Toujours nous marchons, nous marchons, nous marchons. Habités par l’art, marcherons-nous davantage? Car marcher n’est pas que marcher. Marcher est aussi respirer, prendre le temps et l’espace. Marcher, c’est découper un morceau de temps dans ce qui nous est imposé pour sortir des sentiers battus.

Pour errer, au sens fort du terme : se déplacer sans savoir vraiment où ça va nous mener.

Un peu comme tous ces artistes qui arrivent ici, le pas léger. Ils arrivent ici un peu sans savoir, avec l’intuition d’une route, avec une certaine conscience des jalons, des limites, des voies permises et interdites… 

Et ils vont joyeusement cabrioler d’une limite à l’autre, d’une borne à l’autre, d’une aventure à l’autre.

Car marcher doit être une aventure.
Comme l’art, d’ailleurs.
Sinon à quoi ça sert?