Projection de films et discussion

Projection de films et discussion en collaboration avec Sofilm Cinéma Parallèle

Jeudi 9 juin 2016, 19 h 30

Pas perdus

 

Wabak

Gilles Penosway et Kevin Papatie, 2006

 

En algonquin, Wabak signifie « futur ». Ce court-métrage qui raconte l’histoire du premier Algonquin à voir le jour. Tantôt encouragé par le Bien, tantôt découragé par le Mal, le jeune enfant se demande s’il doit poursuivre ou non son chemin. Une fable touchante avec des images superbes.

 

In Algonquian, Wabak means « future ». Wabak tells the story of the first Algonquian to be born. Sometimes encouraged by the Good, sometimes discouraged by the Evil, the young child questions if he should continue on his path.  A beautiful fable with magnificent imagery.

« L’Algonquin Kevin Papatie réalise ce film poétique sur le déchirement entre la pulsion de vie et la pulsion de mort. Son fils y tient le premier rôle. »
Manon Barbeau, Wapikoni mobile

Kevin Papatie est originaire de Kitcisakik, une communauté algonquine située en Abitibi. Il compte parmi les premiers participants du Wapikoni mobile avec lequel il s’est illustré en tant que réalisateur, caméraman, preneur de son, musicien et coordonnateur. Il a réalisé une douzaine de courts métrages dans le cadre du projet.  Son film Wabak(2006) a remporté le prix du meilleur film expérimental au Winnipeg Aboriginal Film Festival 2007 et le prix Jeune espoir «Mainfilm» au Festival Présence autochtone 2007.

 

Regarde où tu marches (parcourir la nature, c’est déjà l’interpréter)
Frédéric de Manassein, France, 2011

Un homme quitte le rythme de son travail citadin pour se rendre dans la nature. Redevenu disponible aux sensations les plus légères, aux observations les plus subtiles, il s’interroge : « peut-on regarder la nature sans l’interpréter ? » Question rapidement débordée par l’expérience…

Il observe et traverse les paysages en prenant conscience des flux dont il fait partie ou s’écarte : les courants dominants, les pauses inattendues et les déviations se dessinent – parfois littéralement – à l’écran. Il semble réagir dans chaque lieu à ce qu’il perçoit de plus « inframince », zigzaguant comme le M. Hulot de Tati au gré de ses observations poétiques.

Ignorant son téléphone mobile qui le somme de retourner au travail, le personnage/auteur entremêle l’art et la marche en une sorte d’interprétation « musicale » du paysage. Où l’on voit que parcourir la nature, c’est déjà l’interpréter.

Frédéric de Manassein est né en 1975 au Congo de parents français d’origine antillaise, russe et luxembourgeoise, et enseigne les arts plastiques dans la banlieue parisienne. Il développe sa pratique artistique en s’approchant de celle d’un chercheur. Ses photographies, films, installations et dessins tentent notamment de lier inframince et politique sans jamais trop s’éloigner de l’humour, la simplicité et dans une grande économie de moyens. Ses travaux sont pour lui une façon d’apprendre à voir.

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